L’argument du volant d’inertie

Ariane Gorin, PDG d’Expedia, combat une perception. Ou peut-être simplement le corriger.

L’idée est simple : l’entreprise privilégie son activité de vente en gros. Le côté B2B reçoit l’amour, les applications grand public comme Expedia.com ou Vrbo sont laissées pour compte. Gorin n’est pas d’accord. Elle dit que cette vision ne tient pas compte de la mécanique.

Les deux côtés se nourrissent mutuellement. Les annonceurs veulent le gâteau entier, pas seulement les miettes d’un coin. Mais regardons les reçus. Le segment interentreprises est actuellement le plus petit acteur. Pourtant, il a augmenté de 25 pour cent au premier trimestre. Du côté des consommateurs, c’est 8 pour cent.

Est-ce que cela en fait une priorité ? Peut être. Peut-être que cela accélère simplement les choses.

Lors de sa conférence à Vegas, Gorin l’a expliqué dans une interview avec Skift. Elle n’a pas non plus hésité à parler des statistiques de croissance.

Qu’y avait-il d’autre sur la table ?

Il ne s’agissait pas seulement d’un jeu défensif axé sur l’équilibre. Ils ont touché quelques autres nerfs.

La stratégie de l’IA. Toujours le sujet brûlant. Un nouveau partenariat avec Uber. Remanier le jeu des finances en changeant de directeur financier. Et l’éternelle rivalité avec Booking.com. Ensuite, il y a Vrbo et le monde désordonné des locations de vacances.

Des trucs standards pour les entretiens avec les dirigeants, vraiment. Mais la question du B2C revient sans cesse. Pourquoi?

Skift l’a pressée directement dessus. Si le B2B apparaît comme la priorité, comment expliquez-vous cet équilibre ? Gorin a commencé à dévoiler sa logique, en soulignant la manière dont les segments interagissent plutôt que se concurrencent. Elle voit un volant d’inertie. Vous poussez une partie et tout bouge.

Reste à savoir si les investisseurs adhèrent à cette version des taux de croissance bruts. La conversation a été écourtée, mais le sous-entendu est clair : elle croit en la synergie.

La synergie peut-elle suivre le rythme d’une poussée de croissance de 25 % dans un seul quadrant ? C’est une autre question.

Nous croyons à l’écosystème, pas seulement aux silos.