Modifications des voyages au Royaume-Uni : les Américains ont désormais besoin d’une approbation numérique pour entrer

À partir du 25 février 2026, le Royaume-Uni appliquera strictement un nouveau système d’autorisation électronique de voyage (ETA), ce qui signifie que les voyageurs américains doivent obtenir une approbation numérique avant de voyager au Royaume-Uni. Cela s’applique que vous arriviez en avion, en ferry ou en train. Le changement est important car les compagnies aériennes et autres transporteurs seront légalement tenus de vérifier les ETA avant d’autoriser les passagers à embarquer. Ceux qui n’ont pas d’approbation risquent de se voir refuser le voyage, même si les billets ont déjà été achetés.

Ce que l’ETA signifie pour les voyageurs

L’ETA n’est pas un visa mais une autorisation de voyage numérique pour les visiteurs en provenance de pays qui n’exigent généralement pas de visa pour les visites de courte durée. Cela comprend les États-Unis, le Canada, l’Australie et la majeure partie de l’Europe. L’ETA autorise des séjours allant jusqu’à six mois pour le tourisme, les affaires ou le transit. Et surtout, il est valable pour plusieurs voyages sur deux ans ou jusqu’à l’expiration de votre passeport.

Pour postuler, les voyageurs doivent utiliser le site Web officiel ou l’application mobile de l’ETA au Royaume-Uni et soumettre :

  • Un scan de leur passeport
  • Une photo récente
  • Détails de base du voyage

L’approbation prend généralement quelques jours, mais les candidatures doivent être soumises longtemps à l’avance. Les frais actuels sont de 16 £ (environ 21,50 $) par personne, et les nourrissons ont également besoin d’une ETA.

Pourquoi maintenant ? Une application tardive

Le Royaume-Uni a introduit le système ETA par étapes à partir de fin 2024, les exigences initiales pour les Américains commençant en janvier 2025 et les autres pays européens suivant en avril 2025. Cependant, l’application a été laxiste pendant cette période. Jusqu’en février 2026, les voyageurs sans ETA ne se voyaient généralement pas refuser l’entrée s’ils satisfaisaient à d’autres exigences.

Cela change avec la responsabilité du transporteur. À partir du 25 février 2026, les compagnies aériennes, les ferries et les trains seront tenus responsables de garantir que les passagers disposent d’une ETA valide. Les transporteurs s’exposent à des amendes allant jusqu’à 2 000 £ (2 687 $) par passager s’ils permettent à quelqu’un d’embarquer sans un, et des violations répétées pourraient entraîner des sanctions supplémentaires.

La justification du Royaume-Uni

Le gouvernement britannique considère l’ETA comme faisant partie d’un effort plus large visant à moderniser son système d’immigration, visant un contrôle aux frontières plus rapide et plus sûr. Le programme permet un contrôle avant le voyage, réduisant ainsi théoriquement les risques de sécurité. Cette décision s’aligne sur des initiatives similaires telles que la prochaine exigence ETIAS dans l’Union européenne.

Essentiellement, le Royaume-Uni souhaite transférer une partie de la responsabilité de l’application des règles aux transporteurs, ce qui faciliterait l’identification et l’interdiction d’entrée des personnes considérées comme une menace pour la sécurité. L’ETA permet aux fonctionnaires de prendre des décisions dès le départ, plutôt qu’à la frontière, ce qui peut rationaliser le processus d’immigration.

L’ETA est liée à votre passeport. Si vous renouvelez votre passeport, vous devez demander une nouvelle ETA.

En conclusion, la nouvelle exigence britannique d’ETA n’est plus facultative. Les voyageurs américains doivent demander une approbation numérique bien avant leur voyage pour éviter de se voir refuser l’entrée, car l’application sera stricte à partir du 25 février 2026. Ce changement s’inscrit dans une tendance plus large vers des contrôles aux frontières numérisés et des mesures de sécurité accrues dans le monde entier.